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Les Églises du THEIL

jeudi 2 mai 2013, par Geneviève Ferré

Du Xème siècle au XIXème siècle, la paroisse aura connu deux églises différentes, maintes fois réparées, plusieurs fois rebâties.

La Ville du Theil présente la particularité suivante :
Elle a eu au long de son histoire deux églises qui alternativement se sont partagées le titre d’église paroissiale. Les textes ne nous renseignent guère sur qui de St-Maimbœuf ou de St-Jacques a été le premier patron du Theil.
Il faut savoir que St-Armel puis Maimbœuf, évêque d’Angers de 606 à 654, ont christianisé la région aux VI et VIIe siècles. On ignore ce qu’était l’église primitive. La tradition populaire prétend que le premier édifice religieux fut englouti là où se trouve la prairie dite de St-Maimbœuf.

Jusqu’en 1885, deux édifices plusieurs fois détruits puis relevés ont servi de lieu de culte : l’église St-Jacques bâtie à l’endroit même où s’élève la tour de l’église actuelle et l’église St-Mainboeuf sans doute plus ancienne puisque Marbode (évêque de Rennes de 1099 à1123) s’est employé à la rebâtir. Cette dernière n’était à l’origine qu’une chapelle de pèlerinage comme l’indique sa fontaine miraculeuse.

L’église St-Jacques ayant été brulée pendant les guerres du XIVème siècle, l’église St-Maimbœuf redevient église paroissiale puisqu’elle est reconstruite en 1610, 1620 et de 1632 à 1650 grâce à la générosité du Seigneur du Theil. Elle est placée sous le patronage de St-Michel et St-Maimbœuf. Egalement entourée d’un cimetière dans lequel un calvaire est érigé en 1823, l’église est réédifiée de 1738 à 1741 par Julien Laumaillé, recteur.

Deux presbytères
Il y a eu également deux presbytères au Theil : le premier situé dans l’enclos de la ville et le deuxième « touchant des bouts le grand chemin de la ville du Theil à celle de Marcillé-Robert et au bourg de Retiers ». Ce dernier se compose en 1729 d’un corps de logis avec salle et cuisine, boulangerie, chambres hautes, cour, deux granges, écuries, refuges, pressoir, deux hangars, puits, four, trois jardins et le champ du presbytère, le tout d’une contenance de deux journaux et demi (environ 1.2 hectare).