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Histoire du Theil

mercredi 12 juin 2013, par Geneviève Ferré

Il est toujours intéressant de savoir d’où l’on vient et l’Histoire d’un lieu mérite ainsi qu’on y consacre quelques instants pour mieux le "comprendre" !

Étymologie

JPEG - 3.3 ko Selon les historiens, l’étymologie du THEIL (An Tilh en breton, Tillia en latin) est différente. Le THEIL s’écrivait TEIL ou TAIL. TEIL proviendrait de « Tilleul » tandis que TAIL voudrait dire « Pierre Sacrée ».

Au VIè siècle, le terrain qui forme la commune était couvert d’une forêt où on y trouvait un sanctuaire consacré aux cérémonies païennes, (La Roche-aux-Fées) ce qui laisse à penser que c’est TAIL qui serait à l’origine du nom de notre commune.

Citée pour la première fois au XIIème siècle, elle est nommée « ECCLESIA SANCTI JACOBI DE TILLIA » au XVIème siècle.

Quelques lieux marquants

JPEG - 3.6 ko En traversant la commune, nul ne peut manquer d’apercevoir sur la route de Janzé, le magnifique Château de la Rigaudière.
Contrairement à l’ensemble de la paroisse qui dépendait de la Baronnie de Châteaubriant, cette terre de la Rigaudière dépendait des Barons de Vitré.

La Fosse à Gendrot
La Fosse à Gendrot
"La tombe au Bonhomme"

Des vestiges du passé sont visibles dans la forêt du Theil. Pour peu qu’on s’y aventure, on peut voir un menhir, un tombeau, une motte féodale, un enclos entouré de fossés, plusieurs traces d’extraction de minerai, de gros blocs de schiste pourpre émergent, et puis en lisière, un ancien étang et son moulin.

Le THEIL a eu le titre de ville. Au XVIIe siècle, Louis de Bourbon, prince de Condé, était le seigneur de la ville du Theil. A cette époque, on y trouvait l’auditoire, la prison, des fossés entourant la cité.
Le marché, qui avait lieu tous les vendredis, dénotait l’importance de l’activité rurale qui s’exerçait autrefois.

Le château de la Motte
Détruit sous Henri IV, le Château de la Motte, situé près de l’étang du même nom, dût être un des premiers de Bretagne.

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C’était sans doute l’un de ceux qui formait le deuxième rempart dans la ligne de défense bretonne. Il n’en est resté qu’une motte « Butte de Répuchent », des douves et quelques monticules. La « Maison sous terre » en fut le dernier vestige.
Légèrement au nord, la « Butte au Chien » a été détruite lors de la construction de la voie ferrée

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Le chemin des Saulniers
Au sud de la forêt, un chemin a eu une importance particulière. Appelé « Chemin des Saulniers », il traversait d’est en ouest la région des Marches et permettait le trafic du sel entre la Bretagne et la France.

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Il est bien antérieur à l’époque de la gabelle, puisque ce chemin n’était autre qu’une voie romaine encore visible entre la forêt de la Guerche, Retiers, Janzé, Le Petit-Fougeray. Avant l’époque romaine, des menhirs jalonnaient çà et là cet itinéraire ; ce sont la pierre aux fées, les menhirs du Bois-Hamon, de la Lande des Bouillons à Janzé, le menhir de Rumfort dans la forêt du Theil